> clés d'une dynamique gagnante

Les clés d'une dynamique gagnante

Différents éléments ont été relevés sans lesquels, de l’avis de l’équipe de coordination, la dynamique du projet santé ne pourrait se construire dans la durée.

Être soutenu
Un projet santé en lien avec le projet de formation
L'analyse des besoins comme cadre permanent et dynamique
Le Point santé, en lien direct avec le projet santé
Du temps, pour construire le projet, et pour le mener à bien...
Un engagement

 

Être soutenu

D’emblée, l’obtention de l’adhésion dynamique de l’école à l’idée de créer un projet santé pour ses étudiants a été désignée comme une condition sine qua non du bon fonctionnement du projet. « Aucune dynamique en santé à l’école ne serait durable sans cela », affirme Florence Vanderstischelen. L’adhésion de la direction est aussi un préalable. « Il ne s’agit pas forcément d’une collaboration quotidienne, mais il faut que le courant passe bien avec le directeur ou la directrice, qu’il ou elle nous soutienne afin notamment d’ouvrir les portes permettant au projet de trouver sa place au sein de l’école. », affirme Anne-Catherine Jacquet.

L’autre soutien à obtenir, est celui de l’ensemble de l’équipe PSE, capital selon les membres PSE en charge du projet santé. Certains membres de l’équipe avouent ne pas s’intéresser au projet car ils ne se sentent pas concernés directement. Cependant, d’autres estiment que, « même s’il est difficile de tout savoir car chacun a ses écoles, ses propres projets », des réunions d’équipes sont capitales pour partager expériences et points de vue. « Pour nous, c’est le moment d’expliquer le projet en promotion de la santé de nos écoles. Les réactions et critiques sont très riches pour évoluer et adapter nos démarches », explique Madeleine Defnet. « Et même si, dans un premier temps – grâce à l’aide méthodologique d’Univers santé - ce soutien de l’équipe n’est pas indispensable, dans la durée, il est important. Sans le soutien de notre équipe PSE, on ne pourrait pas continuer », ajoute Magali Stévenot.

Enfin, l’un des éléments-clés pour la pérennité du projet santé, est la rencontre de partenaires extérieurs qui a permis de créer un réseau. « Le PSE ne sait pas tout porter et, d’ailleurs, ce n’est pas ce qu’on lui demande », rappelle Florence Vanderstischelen. Source d’enrichissement mutuel, ce réseau va aussi permettre la mise en commun de temps et de compétences. Il semble donc important pour l’ensemble de l’équipe PSE de s’entourer de partenaires mais également de pouvoir repérer les nombreuses ressources présentes au sein de chaque école.

Interview de Pierre Squifflet, responsable du Service Infor santé de la Mutualité chrétienne du Brabant wallon

-> Retour au menu

 

Un projet santé en lien avec le projet de formation

« Il me semble incontournable, pour que le projet santé perdure, qu’il ne soit pas qu’extérieur au projet de formation des étudiants. », insiste la directrice d’Univers santé. Il a plus de chance d’être permanent là où il est vraiment intégré. « Cependant,il faut une complémentarité : que le projet santé soit inscrit directement dans le programme de formation  et dans la vie de l’école au sens large. Le projet doit être pris dans un tout », complète Anne-Catherine Jacquet.

-> Retour au menu

 

L’analyse des besoins comme cadre permanent et dynamique

Il est important de construire un cadre permanent et dynamique. Les actions menées doivent l’être en lien étroit avec la source que constitue l’analyse des besoins. « Il faut se donner un projet solide, bâti sur une analyse des besoins conduite de manière réfléchie. Les résultats des enquêtes restent un cadre de travail important », confirme Florence Vanderstischelen. Cela évite de construire des projets sur « une impression passagère » et de partir dans toutes les directions. « Les données récoltées restent utiles et pertinentes pour décider d’actions. Il faut revenir régulièrement au projet initial. A travers le projet santé, on se donne des orientations, c’est dynamisant ».

Mais ce cadre solide ne doit pas pour autant être figé une fois pour toutes. Il est donc également vital de laisser place à l’évolution. « On doit pouvoir aussi intégrer les nouvelles demandes, évoluer en fonction des étudiants impliqués, laisser place à de nouvelles initiatives. Le tout sans perdre de vue les résultats de l’analyse de besoins, mais en restant flexibles », ajoute Danielle Hallet.

-> Retour au menu

 

Le Point santé, en lien direct avec le projet santé

Le Point santé, défini par le Décret de la Communauté française, doit être intégré dans la démarche globale du projet santé. « Il ne serait ni facile ni cohérent d’avoir un Point santé qui sort de nulle part, qui n’est rattaché à rien. Si on arrive avec une permanence qui n’est rattachée à rien, qui semble réalisée uniquement parce que imposée, ça ne marchera  pas… », explicite Anne-Catherine Jacquet.

-> Retour au menu

 

Du temps, pour construire le projet et pour le mener à bien …

Pour que le projet santé se développe, un mot d’ordre est lancé : avoir du temps ! Du temps pour le construire, dans la durée, mais aussi du temps pour l’entretenir.

Il faut du temps -en mois, en années même- pour que les choses se mettent en place. « Il faut prendre le temps pour rencontrer les gens, pour pouvoir envisager les choses à long terme, pour rencontrer les différents partenaires… », déclare Magali Stévenot.

Il faut également avoir du temps à consacrer de manière permanente, et donc disposer de ressources humaines. Ressources humaines qui vont apporter leur compétence – professionnelle, logistique, méthodologique - au projet.

Par rapport au Point santé, il faut du temps pour que les étudiants reconnaissent la pertinence de ces permanences mais aussi du temps pour l’assurer de manière professionnelle. Les membres de l’équipe PSE qui en assurent la permanence doivent pouvoir et vouloir prendre le temps pour gérer le Point santé de façon professionnelle et pour être disponibles aux étudiants. « Les quelques fois où je suis restée dans le local après les heures de permanence, quelqu’un a poussé la porte, en quête d’informations ou de conseils. C’est aussi notre présence qui crée la demande. », raconte Magali Stévenot.

-> Retour au menu

 

Un engagement

Les « membres de l’équipe PSE doivent aussi accepter, avoir la volonté de sortir de la visite médicale pour s’inscrire dans cette dynamique de promotion de la santé », enchaîne Florence Vanderstischelen. Pour Anne-Catherine Jacquet, « c’est aussi un choix, un engagement un peu personnel de vivre sa profession de cette manière là ».

-> Retour au menu